Le gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri a franchi la dernière étape de son investiture. Réunis jeudi 22 octobre en séance plénière, les députés ont approuvé le programme gouvernemental par 204 voix pour et 127 contre, au terme d’une journée de débats entre majorité et opposition. Au total, 331 parlementaires ont pris part au scrutin.
Ce résultat permet à l’Exécutif d’obtenir la confiance exigée par l’article 88 de la Constitution. Celui-ci prévoit que le gouvernement n’est investi qu’après l’approbation de son programme par la majorité absolue des membres de la Chambre des représentants. Sur les 395 sièges que compte l’institution, le seuil nécessaire était donc fixé à 198 voix. Avec 204 suffrages favorables, le gouvernement El Mansouri le dépasse de six voix.
Le scrutin clôt une séquence institutionnelle engagée après la nomination du nouvel Exécutif. Fatima Ezzahra El Mansouri avait présenté, lundi 19 octobre, son programme devant les deux Chambres du Parlement réunies, avant l’ouverture du débat au sein de chacune d’elles.
L’adoption du texte permet désormais au gouvernement d’exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles et de passer de l’annonce des orientations à leur traduction concrète. Les engagements présentés pour la législature 2026-2031 devront désormais prendre la forme de projets de loi, de dispositifs budgétaires et de politiques publiques.
Majorité et opposition face à face
Le vote est intervenu après des échanges nourris entre les différentes formations parlementaires. Les groupes soutenant le gouvernement ont défendu les priorités du programme, tandis que l’opposition a multiplié les réserves sur son financement, son calendrier et la portée de plusieurs engagements économiques et sociaux.
Pouvoir d’achat, emploi, retraites, éducation, santé, investissement ou encore gouvernance ont largement alimenté les débats. Plusieurs groupes d’opposition ont également interrogé la Cheffe du gouvernement sur les moyens mobilisés pour atteindre les objectifs annoncés et sur les écarts qu’ils disent avoir relevés entre certains engagements électoraux et le programme finalement présenté.
Fatima Ezzahra El Mansouri a répondu aux différentes interventions avant le passage au vote. La séance a ainsi donné le ton des rapports qui devraient structurer la nouvelle législature, entre une majorité appelée à défendre l’exécution de son programme et une opposition déterminée à en contrôler les résultats.
Le programme passe désormais à l’épreuve de l’exécution
La confiance parlementaire ne referme donc pas le débat. Elle ouvre, au contraire, une nouvelle phase durant laquelle les annonces devront être confrontées aux arbitrages budgétaires, aux textes soumis au Parlement et aux résultats obtenus sur le terrain.
Le programme gouvernemental fixe plusieurs objectifs pour les cinq prochaines années, notamment en matière de croissance, d’emploi, de protection sociale, d’investissement et de services publics. Leur mise en œuvre sera désormais suivie à travers les projets de loi, les séances de contrôle et les discussions budgétaires.


